Sur un chantier, les déchets ne s’arrêtent pas en fin de semaine : ils arrivent chaque jour, ils changent avec l’avancement des lots et ils doivent être triés. La benne de chantier s’adapte à ce rythme. Nous posons une ou plusieurs bennes au plus près de la zone de travail, nous les reprenons pleines et nous organisons les rotations sur toute la durée du chantier, qu’elle se compte en jours ou en mois.
Nous travaillons pour les artisans, les entreprises du BTP, les promoteurs, les entreprises de démolition et de rénovation, au Mans et dans toute la Sarthe, depuis Moncé-en-Belin.
DIB, inertes, bois, plâtre : quelle benne pour quel flux ?
Les déchets d’un chantier se rangent en quelques familles, qui ne partent pas vers les mêmes filières :
| Flux | Exemples | Benne |
|---|---|---|
| Inertes (fraction minérale) | Béton, briques, parpaings, tuiles, carrelage, pierres, terre | Benne à gravats, 8 m³ |
| DIB (déchets industriels banals) | Plastiques, cartons, isolants, revêtements, emballages en mélange | Benne de 15 ou 30 m³ |
| Bois | Coffrages, palettes, chutes de charpente, menuiseries déposées | Benne bois, 15 ou 30 m³ |
| Plâtre | Plaques de cloison, carreaux, doublages | À part, selon les volumes |
| Métaux | Ferraille, profilés, câbles, tuyaux | Notre rachat de métaux |
| Déchets dangereux | Amiante, peintures, solvants, bois traité dangereux | Filières dédiées, jamais en benne |
Le code de l’environnement (article D543-279) définit la fraction minérale comme les déchets non dangereux de construction et de démolition composés majoritairement de béton, de briques, de tuiles et céramiques, ou de pierres. Le DIB, lui, rassemble les déchets non dangereux et non inertes : ils ne sont ni minéraux ni dangereux.
La location de benne bois intéresse surtout les charpentiers, menuisiers et entreprises de démolition : un flux de bois non traité se valorise mieux seul qu’en mélange. Signalez au devis le bois peint, verni ou imprégné, qui peut relever d’une autre filière.
Quel tri impose le code de l’environnement ?
Depuis le décret n° 2021-950 du 16 juillet 2021, entré en vigueur le 19 juillet 2021, l’obligation de tri à la source qui portait sur cinq flux (papier et carton, métal, plastique, verre, bois) s’étend, pour les déchets de construction et de démolition, à la fraction minérale et au plâtre. Les textiles ont été ajoutés au 1er janvier 2025.
Dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2025, l’article D543-281 du code de l’environnement prévoit que les producteurs ou détenteurs de déchets trient à la source le papier, le métal, le plastique, le verre, les textiles, le bois, la fraction minérale et le plâtre, entre eux et par rapport aux autres déchets. Il admet une souplesse et une exception :
- Le mélange reste possible pour tout ou partie de ces flux, à condition qu’il ne nuise pas à leur réutilisation, leur recyclage ou leur valorisation.
- Le plâtre n’entre jamais dans ce mélange : il se trie toujours à part.
Sur demande de l’autorité compétente, le producteur ou détenteur doit faire réaliser un audit par un tiers indépendant, dans un délai de deux mois, pour montrer qu’il respecte ces règles.
L’article D543-280 fixe le champ d’application. L’obligation vise les professionnels qui n’utilisent pas le service public de collecte, et ceux qui l’utilisent mais produisent plus de 1 100 litres de déchets par semaine, tous déchets confondus. Pour un chantier de construction ou de démolition, elle ne s’applique pas si l’une de ces deux conditions est remplie :
- il est impossible de réserver au moins 40 m² sur l’emprise du chantier pour stocker les déchets ;
- le volume total de déchets sur toute la durée du chantier est inférieur à 10 m³.
À titre de repère, une seule benne de 15 m³ remplie dépasse déjà ce seuil de 10 m³. Enfin, l’article D543-284 prévoit que les installations de valorisation et les intermédiaires (collecte, transport, négoce, courtage) remettent chaque année, avant le 31 mars, une attestation aux producteurs qui leur ont confié ces déchets l’année précédente : quantités en tonnes, nature des déchets, destination finale. Parlez-nous au devis des justificatifs dont vous avez besoin.
Vos devis de travaux et la traçabilité des déchets
L’article L541-21-2-3 du code de l’environnement, issu de la loi du 10 février 2020, impose que les devis de travaux de construction, de rénovation et de démolition de bâtiments mentionnent les modalités d’enlèvement et de gestion des déchets, leur coût et les installations où ils seront collectés. Le décret n° 2020-1817 du 29 décembre 2020 précise le contenu de ces mentions :
- une estimation de la quantité totale de déchets générés ;
- les modalités de gestion et d’enlèvement, dont l’effort de tri et les déchets collectés séparément ;
- le ou les points de collecte, identifiés par leur raison sociale, leur adresse et leur type d’installation ;
- une estimation des coûts associés.
Le même article prévoit un bordereau de dépôt, remis par l’installation de collecte à l’entreprise qui a réalisé les travaux, avec l’origine, la nature et la quantité des déchets. L’entreprise conserve ces bordereaux et les transmet au donneur d’ordre ou à l’administration sur demande. Le non-respect des mentions du devis est passible d’une amende administrative. Notre guide déchets de chantier : les obligations des professionnels reprend ces règles en détail.
Plusieurs bennes pour trier sur le chantier
Le tri se joue au moment où le déchet tombe. Deux ou trois bennes posées côte à côte, chacune pour un flux, coûtent moins d’efforts qu’un tri a posteriori. Une organisation courante :
- une benne de 8 m³ pour les gravats, lourds et compacts ;
- une benne de 15 ou 30 m³ pour le DIB et le bois, légers et volumineux ;
- une benne réservée au plâtre quand la démolition de cloisons en produit beaucoup, à voir au devis.
Chaque benne doit rester accessible au camion pour la reprise, sans gêner les autres. Si l’emprise est réduite, l’ordre des lots aide : gravats pendant la démolition, DIB et bois pendant la reconstruction.
Rotations sur plusieurs mois
Chaque benne se loue d’une journée à 30 jours. Pour un chantier plus long, nous fonctionnons par rotations : la benne pleine est reprise, et les passages suivent le rythme fixé au devis. Quelques organisations typiques :
- un chantier de rénovation de cinq mois, avec une benne DIB reprise une fois par mois ;
- un démontage concentré sur un week-end, avec deux grandes bennes livrées en même temps, par exemple pour évacuer le mobilier d’un magasin ;
- une démolition par phases, avec une benne à gravats ajoutée pendant le gros œuvre puis retirée.
Quand une benne se remplit plus vite que prévu, un appel suffit pour avancer la reprise, selon les disponibilités.
Amiante et déchets dangereux
Les déchets contenant de l’amiante ne partent jamais dans une benne de chantier. Ils suivent un bordereau de suivi spécifique : l’arrêté du 21 décembre 2021 fixe les informations à déclarer pour ces bordereaux, prévus par l’article R541-45 du code de l’environnement, dans le système électronique de suivi des déchets. Quand un ménage commande des travaux sur amiante, c’est l’entreprise de travaux qui émet le bordereau. Selon l’ADEME, le retrait relève d’une entreprise dotée de la certification requise, et les déchets partent vers une installation de stockage ou de vitrification autorisée.
Sur un bâtiment antérieur à 1997, date de l’interdiction de l’amiante en France, les plaques ondulées, ardoises et tuiles en fibre-ciment sont à identifier avant toute démolition. Les peintures, solvants, colles et bois traités dangereux suivent eux aussi leurs filières.
Accès et emplacement sur le chantier
Le camion ampliroll pose la benne en marche arrière et la reprend en la tirant sur son plateau avec son bras hydraulique. Prévoyez :
- un accès assez large et stabilisé, sans tranchée ouverte ni remblai frais ;
- une hauteur libre suffisante, à l’écart des échafaudages, des lignes aériennes et des grues ;
- un emplacement qui reste dégagé pour chaque reprise.
En ville, la benne se pose souvent sur la voie publique. Selon service-public.gouv.fr, il faut alors un permis de stationnement, et une demande d’arrêté de circulation si la circulation est affectée ; le délai d’instruction peut atteindre deux mois.
Les chantiers typiques au Mans et en Sarthe
Au Mans, la rénovation des maisons mancelles en pierre et brique se fait avec une benne posée dans la rue, à côté de l’échafaudage. Dans le bocage, la réhabilitation des longères et des corps de ferme produit des moellons de roussard, de vieux bois de charpente et des enduits à déposer. Les démolitions de bâtiments agricoles mêlent isolants, bardages et tôles à vérifier. Dans les zones d’activités de l’agglomération, ce sont des locaux commerciaux réaménagés, souvent en quelques jours.
Ce qui se décide au devis
- Les flux attendus et leur volume estimé, lot par lot.
- Le nombre de bennes, leurs tailles et leurs emplacements.
- Le rythme des rotations et la durée du chantier.
- Les conditions d’accès et l’éventuelle autorisation de voirie.
- Le chargement par nos soins pour un curage ou un démontage, à préciser.
Pour vider et dégarnir un bâtiment avant travaux, voyez aussi notre service de curage de bâtiment.




