Avant de refaire une maison, de transformer un local ou de démolir un bâtiment, il faut d’abord le vider de tout ce qui n’a plus sa place : vieilles cloisons, revêtements usés, installations électriques dépassées, équipements hors d’usage. C’est le curage. Nous le réalisons au Mans et dans toute la Sarthe, sur des maisons, des garages, des locaux commerciaux et des bâtiments industriels, avec les bennes qui reçoivent les matériaux triés.
Qu’est-ce qu’un curage de bâtiment ?
Le curage retire les éléments non porteurs d’un bâtiment pour le ramener à sa structure. On dépose, selon les cas :
- les cloisons, les doublages et les faux plafonds ;
- les revêtements de sol : moquettes, parquets, lino, carrelage ;
- les revêtements muraux : papiers peints, lambris, faïence ;
- les menuiseries intérieures : portes, placards, escaliers non porteurs ;
- les installations électriques, de plomberie et de chauffage ;
- les sanitaires, les cuisines et les équipements fixes ;
- dans un bâtiment industriel, les machines, les réseaux et les installations devenues inutiles.
Les murs porteurs, les planchers et la charpente restent en place. C’est ce qui distingue le curage de la démolition, qui touche à la structure elle-même.
Quand faire un curage ?
Le curage précède la plupart des grands travaux :
- une rénovation complète, pour repartir d’une base saine ;
- une réhabilitation ou un changement d’usage, quand un entrepôt devient logement ou un commerce devient bureau ;
- une démolition, pour trier les matériaux avant d’abattre les murs ;
- la vente ou la reprise d’un local, pour le rendre vide et propre.
Curage de maison
Rénover une maison commence souvent par faire le vide. Dans les maisons anciennes de la Sarthe, longères en pierre, maisons de bourg ou maisons mancelles en pierre et brique, on retrouve des couches successives : papiers peints superposés, lambris, faux plafonds, cloisons ajoutées, installations électriques de plusieurs époques. Dans les pavillons des années 1960 à 1980, ce sont plutôt les doublages, les moquettes, les cuisines et les salles de bain qui partent.
Nous adaptons le chantier au projet, qu’il s’agisse d’une pièce ou de toute la maison. Les matériaux sont triés au fur et à mesure pour que chacun rejoigne la bonne filière.
Curage de garage
Le garage est l’endroit où tout s’accumule : outils, étagères, cartons, vieux meubles, installations électriques qui ne sont plus aux normes. Nous vidons l’espace, déposons les étagères et les installations à retirer, et laissons un local propre, prêt à redevenir un garage, un atelier ou une pièce aménagée.
Curage de local et de bâtiment industriel
Entrepôts, ateliers, usines, commerces : le curage d’un bâtiment professionnel retire les équipements et installations devenus inutiles, comme les machines anciennes, les systèmes électriques obsolètes, les cloisons de bureaux, les faux plafonds, les canalisations et le mobilier. Ces chantiers produisent de gros volumes de matériaux variés, d’où l’intérêt de plusieurs bennes sur place : une pour les gravats, une pour le bois, une pour les déchets en mélange, et la ferraille à part.
Comment se déroule un curage ?
1. Visite du site et préparation du chantier
Nous commençons par une visite pour évaluer les éléments à retirer et les contraintes du chantier : accès, étages, surface, nature des matériaux, emplacement des bennes. C’est aussi le moment de faire le point sur le repérage amiante, présenté plus bas, avant d’établir le devis.
2. Mise en sécurité
Avant de commencer, le chantier est sécurisé pour protéger les intervenants et les alentours : barrières, panneaux de signalisation et équipements de protection adaptés pour chaque personne qui travaille sur place.
3. Curage et tri des matériaux
Les éléments non porteurs sont déposés, pièce par pièce. En même temps, les matériaux sont triés : gravats, bois, plâtre, métaux, déchets en mélange. Trier à la source permet de les orienter vers le recyclage.
4. Nettoyage et remise en état
Pour finir, le chantier est nettoyé et les déchets résiduels évacués. L’espace est rendu dégagé et propre, prêt pour la suite des travaux.
Amiante : le repérage avant travaux
L’amiante a été utilisée dans le bâtiment pendant des décennies : plaques de fibrociment, dalles de sol, colles, conduits, enduits, flocages. Un curage, qui consiste précisément à déposer ces matériaux, peut exposer les intervenants à ses fibres.
La loi encadre ce risque. Selon l’article L4412-2 du code du travail, le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire fait rechercher la présence d’amiante préalablement à toute opération comportant des risques d’exposition des travailleurs à l’amiante. Cette recherche donne lieu à un document écrit qui indique la présence ou non d’amiante et, le cas échéant, sa nature et sa localisation, et qui est transmis aux entreprises qui interviennent. L’article R4412-97 précise qu’il s’agit d’un repérage préalable, adapté à la nature de l’opération, à son périmètre et au niveau de risque qu’elle présente. Le même article cite, parmi les éléments qui fondent l’évaluation du risque, le fait que l’opération porte sur des éléments construits ou fabriqués avant l’entrée en vigueur du décret du 24 décembre 1996, qui a interdit l’amiante.
Si le repérage révèle de l’amiante dans des matériaux à retirer, ce retrait obéit à des règles spécifiques. Selon l’article R4412-129 du code du travail, le donneur d’ordre fait alors appel à une entreprise qui justifie de sa capacité à réaliser ces travaux par une certification délivrée par des organismes certificateurs. Le curage des autres matériaux se planifie ensuite en conséquence.
En pratique, pour un bâtiment ancien, prévoyez le repérage avant de fixer les dates : c’est un document à avoir en main dès le devis.
Que deviennent les matériaux retirés ?
Le tri se fait sur le chantier, dans des bennes séparées dès que les volumes le justifient :
- les gravats : briques, carrelage, faïence, béton, dans une benne de 8 m³ à cause de leur poids ;
- le bois : parquets, lambris, portes, placards ;
- le plâtre : cloisons et doublages en plaques, à garder à part ;
- les métaux : radiateurs, tuyauteries, câbles, menuiseries métalliques, qui se valorisent ;
- les déchets en mélange : moquettes, isolants, revêtements, emballages.
Le producteur des déchets reste responsable de leur devenir. Selon l’article L541-2 du code de l’environnement, tout producteur ou détenteur de déchets est tenu d’en assurer ou d’en faire assurer la gestion, et en reste responsable jusqu’à leur élimination ou valorisation finale, même lorsqu’il les confie à un tiers. Les professionnels trouveront leurs obligations détaillées dans notre guide déchets de chantier.
Pour les métaux récupérés lors du curage, voir notre page rachat de métaux. Pour les bennes seules, sans curage, voir notre page benne de chantier.
Ce qui compte dans le devis
Le prix d’un curage dépend de plusieurs éléments, que la visite permet d’évaluer :
- la surface et le nombre de niveaux ;
- le type de bâtiment et la nature des éléments à déposer ;
- le volume et le poids des matériaux, donc le nombre et la taille des bennes ;
- l’accès pour le camion et la distance entre le chantier et les bennes ;
- la présence d’amiante et les contraintes qu’elle impose ;
- le calendrier, en particulier si d’autres corps de métier attendent la fin du curage.
Au Mans et dans toute la Sarthe
Nous intervenons au Mans et dans sa métropole, et dans toute la Sarthe, depuis notre base de Moncé-en-Belin. Les chantiers vont du garage d’un pavillon de la couronne mancelle au bâtiment d’activité d’une zone industrielle, en passant par la longère achetée pour être rénovée. Voir nos zones d’intervention.





