Le prix de rachat de la ferraille et des métaux se calcule au kilo, en partant d’un cours de référence (pour le cuivre, l’aluminium, le zinc, le plomb, le nickel et l’étain, celui du London Metal Exchange, coté en dollars), corrigé selon la catégorie du métal, sa pureté et sa propreté, multiplié par le poids pesé, puis ajusté selon la quantité et le coût de collecte et de tri. Il n’y a donc pas de « prix de la ferraille » valable partout et toute l’année. Nous n’affichons aucun cours chiffré : ils changent chaque jour. Pour une évaluation de vos métaux au Mans et en Sarthe, voyez notre service de rachat de métaux et ferraille.
D’où viennent les cours des métaux ?
La référence mondiale des métaux non ferreux est le London Metal Exchange (LME), la bourse des métaux de Londres, fondée en 1877. Selon Wikipédia, elle traite environ 80 % des échanges mondiaux de métaux non ferreux, sous forme de contrats à terme, et ses six métaux de base sont le cuivre, l’étain, le plomb, le zinc, l’aluminium et le nickel. Les contrats se négocient en dollars américains, et « les cours du LME servent de base de calcul dans toutes les négociations commerciales sur les métaux ».
Deux conséquences pour un vendeur en Sarthe :
- le prix proposé suit le cours du LME, qui varie chaque jour de cotation ;
- il suit aussi le taux de change entre l’euro et le dollar, puisque le cours est en dollars et le paiement en euros.
Le cours du LME s’applique à un métal pur, en gros lots, livré selon un cahier des charges précis. Un tuyau de cuivre avec ses raccords, une gouttière en zinc ou un lot de câbles n’en sont jamais là : il faut les trier, les préparer, les transporter jusqu’à une fonderie ou un affineur. Le prix de rachat reste donc inférieur au cours de référence.
La ferraille (acier, fonte) ne fait pas partie de ces six métaux de base. Son prix suit le marché de l’acier, c’est-à-dire la demande des aciéries et des fonderies qui la refondent.
Pourquoi le prix change selon la catégorie du métal ?
Un même métal se rachète à des prix très différents selon sa forme et ce qui l’accompagne. Les acheteurs classent les lots par catégorie ; voici les plus courantes chez un particulier ou sur un chantier.
| Métal | Où on le trouve | Ce qui fait baisser le prix |
|---|---|---|
| Cuivre nu | tuyaux de plomberie, fils dénudés | soudures, raccords en laiton, peinture |
| Câbles électriques | câbles sous gaine | le prix dépend de la part de cuivre dans le câble |
| Laiton | robinetterie, raccords, poignées | vis en acier, chromage, mélange avec le cuivre |
| Aluminium | profilés de fenêtres, jantes, casseroles | inserts en acier, joints, plastiques |
| Plomb | anciennes canalisations, lests, solins | terre, mélange avec d’autres métaux |
| Zinc | gouttières, couvertures | soudures, crochets en acier |
| Inox | éviers, cuves, matériel de cuisine | mélange avec l’acier ordinaire |
| Batteries au plomb | voitures, engins | batterie ouverte ou vidée |
| Ferraille | ferrures, radiateurs en fonte, outils, carcasses d’appareils | terre, bois, plastique, petites quantités |
Le test le plus simple est l’aimant : il colle au fer, à l’acier et à la fonte, pas au cuivre, au laiton, à l’aluminium, au plomb ni au zinc. L’inox courant est souvent peu ou pas aimanté. Séparer la ferraille des métaux non ferreux est déjà la moitié du travail.
Comment le poids et la propreté jouent-ils ?
Le prix s’exprime au kilo ou à la tonne, et c’est la pesée qui fait la somme. Demandez le détail de la pesée par catégorie : un lot de 300 kg de ferraille et 20 kg de cuivre ne se paie pas comme 320 kg de « métaux en mélange ».
La propreté compte autant que le poids :
- retirez ce qui n’est pas du métal : plastique, bois, caoutchouc, laine de verre, terre ;
- videz les réservoirs, les cuves et les radiateurs ;
- séparez les pièces en cuivre de leurs raccords en laiton quand c’est facile ;
- ne brûlez jamais des câbles pour récupérer le cuivre : c’est dangereux et polluant, et le métal ainsi traité perd de sa valeur.
Un lot mélangé est en général payé au prix du métal le moins cher qu’il contient, ou après un tri qui a lui-même un coût. Dix minutes de tri avant la vente valent souvent mieux qu’une négociation.
Pourquoi la quantité change le prix ?
Chaque rachat a des frais fixes : déplacement, chargement, pesée, tri. Sur quelques kilos, ils pèsent lourd ; sur une tonne, beaucoup moins. C’est pourquoi les gros volumes s’organisent autrement : vider un hangar agricole, un atelier ou une maison, ou récupérer les métaux d’un chantier de rénovation ou de curage. Dans ces cas, une benne dédiée aux métaux, posée sur place, évite les manipulations ; voyez notre page de curage de bâtiment pour les chantiers de démolition intérieure.
Regroupez donc vos métaux avant de demander une évaluation : un lot complet, trié, avec une estimation du poids, s’évalue plus justement que plusieurs petits apports.
Comment est-on payé pour la vente de métaux ?
La règle tient en une phrase. Selon l’article L112-6 du code monétaire et financier, dans sa version en vigueur depuis le 15 juin 2025 : « Lorsqu’un professionnel achète des métaux à un particulier ou à un autre professionnel, le paiement est effectué par chèque barré ou par virement à un compte ouvert au nom du vendeur ». Le non-respect de cette obligation est puni d’une contravention de cinquième classe. Le paiement en espèces est donc exclu, quel que soit le montant. Ces règles ne s’appliquent pas aux paiements entre particuliers qui n’agissent pas pour des besoins professionnels.
Prévoyez aussi une pièce d’identité. L’article 321-7 du code pénal, en vigueur depuis le 16 mars 2011, impose aux professionnels dont l’activité comporte la vente d’objets mobiliers usagés, ou achetés à des personnes qui ne les fabriquent ni n’en font le commerce, de tenir jour par jour un registre qui indique la nature, les caractéristiques, la provenance et le mode de règlement de chaque objet, et permet d’identifier les personnes qui les ont vendus. L’article R321-3 précise ce qu’il contient : nom, prénoms, qualité et domicile du vendeur, et la nature, le numéro et la date de délivrance de la pièce d’identité présentée.
Pour une vente en règle, il vous faut donc :
- une pièce d’identité en cours de validité ;
- un RIB à votre nom, pour un virement ;
- pour un professionnel, ses coordonnées d’entreprise.
Que ne vend-on pas au poids ?
Certains objets métalliques ont leur propre filière et ne se vendent pas comme de la ferraille. Les bouteilles de gaz, même vides, retournent au point de vente : tous les revendeurs ont l’obligation de les reprendre, rappelle Le Mans Métropole. Les extincteurs et les appareils électriques ont aussi leurs circuits de reprise, en magasin ou en déchèterie, selon le ministère de la Transition écologique. Quand vous videz une maison, mettez-les de côté au moment du tri, comme l’explique notre guide pour vider une maison.
Comment obtenir une évaluation juste ?
Avant de demander un prix :
- triez par métal avec un aimant, puis séparez cuivre, laiton, aluminium, plomb, zinc et inox ;
- retirez plastiques, bois, terre et liquides ;
- estimez le poids ou le volume de chaque catégorie, et prenez quelques photos ;
- regroupez tout au même endroit, accessible au camion si le lot est gros.
Sur un chantier, les métaux font partie des flux à trier à la source : notre guide sur les déchets de chantier rappelle les obligations des professionnels. Pour faire évaluer vos métaux, ferraille, cuivre, aluminium, plomb, zinc ou batteries, au Mans et dans toute la Sarthe, rendez-vous sur notre page rachat de métaux et ferraille au Mans : le paiement se fait par chèque barré ou virement, comme la loi le prévoit.
